La collection de la bande à Philostrate est le fruit d'une très ancienne complicité entre littérature et peinture. Elle revisite sur un mode ironique certaines productions de l'art moderne et contemporain, en jouant avec des arguments empruntés au gnosticisme et à la 'Pataphysique. Usant de la contrainte oulipienne et d'une rhétorique facétieuse, sa trame narrative se veut un prolongement de la nouvelle de Borgès intitulée Tlön Uqbar Orbis Tertius.
Présentation de la bande à Philostrate par Cécilia Tomplar, la traductrice
Traditionnelle
terre d’accueil pour les Gnostiques, l’Uqbar
fut un refuge pour les membres de
cette confrérie qui, on peut le comprendre, tiennent absolument à rester
anonymes. Dès leur arrivée à Tsal Jaldoum,
ils découvrirent, enthousiastes, l’ambitieux projet de Pneuma, une agence pataphysique reconnue d’utilité publique par l’Institut des Grandes Interrogations. Ce
projet à caractère Trans générationnel s’intitule Le Labyrinthe des hypothèses
masquées et se présente comme un jeu de rôles à contraintes dont les règles
ont été définies par l’intelligence artificielle de Biografictor28, un logiciel conçu par de brillants informaticiens
passionnés d’art. Sa thématique, fort appréciée par les autorités morales de l’Uqbar, consiste à mettre en abyme les
notions d’auteur, de paternité artistique et d’origine. C’est cet aspect de la
métaphysique gnostique s’inscrivant en marge de toute forme de création démiurgique qui capta
d’emblée l’attention de la bande à
Philostrate. Ils eurent confirmation de l’ampleur du projet, dès l’instant où ils prirent connaissance du cadre épistémologique
particulièrement nourri sur lequel il reposait. Dès lors, en partenariat avec l'agence Pneuma, ils commencèrent à constituer leur collection.
Vers la fin du second siècle, un sophiste grec, Philostrate d’Athènes dit Philostrate l’Ancien, se rendit à Naples où se pratiquaient des jeux littéraires et gymniques auxquels, tous les cinq ans, prenait part la faune distinguée des cités voisines. Philostrate fut accueilli chez un riche dignitaire qui possédait une collection de tableaux exceptionnelle. Après les avoir longuement admirés, il eut l’idée de les décrire ; il y trouva ainsi motif à contenter son goût pour la peinture et prétexte à faire briller son talent de rhéteur. C’est le recueil de ces descriptions qui compose le livre intitulé Les Images ou Tableaux, plus connu de nos jours sous le titre : La galerie de tableaux. La première traduction française de cette œuvre, document unique sur la peinture antique, date de 1614. Il se compose de deux fascicules : le premier décrit trente tableaux, le second trente-quatre ! A ces soixante-quatre descriptions, son petit-fils, Philostrate de Lemnos, en ajoutera dix-huit. Cet ouvrage a inspiré les plus grands peintres de la Renaissance, comme Le Titien ou Jules Romain, et a, surtout, créé le langage de l’Esthétique qui naîtra, en France, avec Diderot.
Le Paradox’art est une discipline qui mêle les arts plastiques et la littérature. Elle postule que les productions symboliques sollicitant l’appréciation esthétique peuvent désormais se passer de la référence à des individus réels et être tout simplement attribuées à des créatures imaginaires dont le programme a été élaboré en amont par des énoncés algorithmiques. Cette discipline qui prospère en Uqbar se situe en marge de toute doxa artistique.
Les anartistes et les théoristes sont des personnages imaginaires. Ils produisent des objets et des textes toujours appariés qui sollicitent conjointement notre appréciation esthétique.
La bande à Philostrate est un groupe de collectionneurs anonymes dont les pièces présentées au sein d’un cabinet d’amateurs ont toutes été achetées à l’agence Pneuma.
L’agence Pneuma est une société en transactions artistiques dont le siège social se situe en Uqbar et dont l’objectif est de donner forme au thème de prédilection de l’Institut des Grandes Interrogations : la mise en abyme des notions d’origine, d’auteur et de paternité artistique. A cette fin, elle proposa un jeu qui donna vie à 28 anartistes et à 28 théoristes dont les productions matérielles et textuelles se veulent solidaires.
Le labyrinthe des hypothèses masquées est à la fois le titre générique de la collection de la bande à Philostrate et le nom du jeu de rôles proposé par l’agence Pneuma.
L’Institut des Grandes Interrogations est le poumon intellectuel et spirituel de l’Uqbar, un pays dont l’existence nous a été révélée par Bioy Casarès et Jorge Luis Borgès dans la nouvelle intitulée Tlön Uqbar Orbis Tertius.
Tlön est une planète imaginaire issue de la littérature uqbarienne. Son existence est attestée par une encyclopédie monumentale. La rédaction de cette encyclopédie a commencé il y a déjà plusieurs générations et se fait sous l’égide d’une société secrète : l’Orbis Tertius.
L’Orbis Tertius. Vers 1824, à Memphis (Tennessee), l’un des membres d’une confrérie, dont le dessein était d’inventer un pays, rencontra Ezra Buckley, l’ascétique millionnaire qui se moqua de la modestie du projet. Considérant qu’en Amérique il serait absurde de vouloir inventer un pays, il lui proposa plutôt l’invention d’une planète, et de passer sous silence l’extraordinaire entreprise. Dès lors, les conjurés de l’Orbis Tertius s’engagèrent dans l’élaboration méthodique d’une encyclopédie relative à cette planète imaginaire baptisée Tlön. En 1914, chacun des trois cents membres cooptés depuis quatre générations reçut solennellement un exemplaire intégral de la première version de l’encyclopédie de Tlön. L’édition fut bien entendu clandestine : les quarante volumes qu’elle comportait n’étaient que la préfiguration d’une autre, beaucoup plus minutieuse, qui serait rédigée non plus en anglais, mais, cette fois-ci, dans l’une des langues de Tlön.
Les Hrönir et les Ur. Pneuma, créée par l’Orbis Tertius, n’est qu’une habile couverture pour introduire progressivement sur Terre des objets inquiétants en provenance de Tlön. Cette planète regorge d’objets idéaux (les hrönir et les ur), convoqués et dissous par simple suggestion mentale, suivant les besoins poétiques. Des siècles et des siècles d’idéalisme n’ont pas manqué d’influer sur la réalité de Tlön. Dans ses régions les plus anciennes (c’est le onzième tome de l’encyclopédie qui nous l’apprend), le dédoublement d’objets n’est pas rare. Par exemple si deux individus cherchent un objet égaré, le résultat de cette recherche est étonnant : en effet, chacune des deux personnes pourra en retrouver un exemplaire singulier, exemplaire qui sera non moins réel que celui qui a été perdu, mais qui sera surtout bien plus conforme aux attentes respectives de ces deux individus. Ces objets secondaires appelés hrönir, quoique de forme disgracieuse, sont toujours un peu plus longs que ceux qui ont été égarés. Jusqu’à ces derniers temps, les hrönir furent les produits fortuits de la distraction ou de l’oubli. Il semble invraisemblable que leur production méthodique date d’à peine cent ans. Elle a permis d’interroger et même de modifier le passé, qui, maintenant, n’est pas moins malléable et docile que l’avenir. Fait curieux : les hrönir au second et au troisième degré - les hrönir dérivés d’un autre hrön, les hrönir dérivés du hrön d’un hrön - amplifient toujours les aberrations de ceux appartenant à la génération antérieure ; ceux de la cinquième génération sont presque uniformes ; ceux de la neuvième se confondent avec ceux de la seconde ; dans ceux de la onzième, il y a une pureté de lignes que les originaux n’ont pas. Le processus est périodique : le hrön au douzième degré commence déjà à déchoir.
Les
Ur.
Plus étrange et plus pur que tout hrön
est parfois l'Ur : la chose
produite par suggestion, l’objet déduit par l’espoir. Pneuma reçut la consigne d’introduire sur Terre des Ur sous la forme de simulacres qui, assemblés,
serviraient à la fois de matrice et de fil d’Ariane pour le jeu du Labyrinthe des hypothèses masquées. Ils
constitueront la première proposition visuelle : Le cordon sans fin (segment X à Y). Se reporter au blog la matrice du jeu du labyrinthe des hypothèses masquées (lien en haut de la page à droite).
Continuation de la fiction de Borgès par l’agence Pneuma. Afin que les locataires de notre monde ne soient pas effrayés par l’incongruité et l’aspect inquiétant de ces objets venus d’ailleurs, l’Orbis Tertius décida de les introduire progressivement sur Terre sous la dénomination flatteuse d’œuvres d’art. A cette fin, le jeu de rôles proposé par Pneuma fut défini par 28 règles, sur le mode de la contrainte oulipienne. Les joueurs cooptés par l’agence furent invités à donner vie à 28 anartistes et à 28 théoristes, chaque anartiste ayant pour programme d’exemplifier une notion repérable dans l’Ur ou dans cette colonne vertébrale qu'est le cordon sans fin.
Les théoristes des revues Postures et Riposte sont des critiques d’art qui ont pour fonction de terroriser nos neurones, en présentant, selon des modalités dérogeant au sens commun, les productions facétieuses des anartistes, soit favorablement pour 14 d’entre eux, soit avec de sérieuses réserves pour les 14 autres.
|
Revue Postures |
|
Revue Riposte |
|
|
Nom des théoristes |
Anagramme de |
Nom des théoristes |
Anagramme de |
|
|
|
|
|
|
Mila NOUTIS |
Simulation |
Sami COSTER |
Ostracisme |
|
Nicole COSTA |
Iconoclaste |
Lucie BRUNATO |
Elucubration |
|
Piet MELCOX |
Complexité |
Théo SILIT |
Hostilité |
|
Nina SISTEROLI |
Stérilisation |
Leila VALMENC |
Malveillance |
|
Sonia ESTRILIT |
Stérilisation |
Sim CALONE |
Calomnie |
|
Eric TIAF |
Artifice |
Niel MOSCA |
Calomnie |
|
Lise POYEM |
Polysémie |
Chet MECANE |
Méchanceté |
|
Tim SISGONEC |
Gnosticisme |
Mia SOTINE |
Animosité |
|
Mina COBONIS |
Combinaison |
Simon CARVESTE |
Conservatisme |
|
Pier MESIM |
Empirisme |
Fleur PIRES |
Persiflage |
|
Line FONTIC |
Fictionnel |
Serena PETRONIT |
Représentation |
|
Riton CROCE |
Correction |
Pierre NOSENTAT |
Représentation |
|
Ben AMADEL |
Amendable |
Mia TIFFADON |
diffamation |
|
Tex CARTINO |
Extraction |
Léa RILIER |
Raillerie |
Postures
et Riposte sont les revues spécialisées dans lesquelles
sévissent les théoristes, ces trublions de la plume. Ces deux magazines aux sensibilités
divergentes ont été créés par Pneuma
afin de mettre le regardeur-lecteur en situation d’évaluation partisane. En
générant le trouble par la confrontation de textes contradictoires, l’agence en
transactions artistiques n’a d’autre ambition que de distiller au goutte à
goutte la méthodologie du soupçon qui a cours en Uqbar. Pneuma adopte finalement
la même posture que Philostrate, le célèbre
rhéteur, en suggérant, par l’abondance des commentaires, l’existence d’une riche
collection. La méthode de Pneuma est
cependant différente: elle associe toujours deux articles contradictoires
à des représentations d’objets. Par
ailleurs, à la
mythologie païenne dont sont nourris tous les tableaux décrits par Philostrate l’Ancien, répond la métaphysique gnostique qui constitue la toile
de fond de la collection de la bande à
Philostrate. Il est bon de préciser que, paradoxalement, cette fiction de métaphysique gnostique se veut définitivement agnostique.
Biografictor28
est
le logiciel performant qui fut chargé de concevoir et de matérialiser l’Ur constituant le module de base de la
matrice du jeu. Il synthétisa 28 arguments matériels ou posturaux contenus dans
les productions de 28 artistes réels savamment sélectionnées dans le champ de
l’art moderne et contemporain. C’est bien involontairement que chacun de ces
artistes de renom aura contribué à la réalisation de l’Ur en lui donnant une caractéristique concrète ou notionnelle
clairement identifiable dans son œuvre. La seconde tâche demandée par Pneuma à
l’intelligence artificielle fut de matérialiser en 3D cet objet syncrétique
et de le tirer à 365 exemplaires. C'est Biografictor28 qui a également élaboré la liste des 28 notions repérables dans la matrice du jeu du Labyrinthe des hypothèses masquées (le cordon sans fin) et qui les a attribuées à chacun des 28 anartistes chargés de les explorer plastiquement.
Matrice, colonne vertébrale et fil d'Ariane du jeu du Labyrinthe des hypothèses masquées, le cordon sans fin (segment x à y) constitue la synthèse du premier musée imaginaire conçu par les membres de l'agence Pneuma. Il est le fruit sophistiqué de Biografictor28, un logiciel mis au point par les informaticiens de cette agence. Il résulte d'une longue et savante hybridation d’œuvres dont les arguments plastiques ou notionnels ont été conjointement empruntés à : Piero Manzoni, Daniel Buren, Niele Toroni, Michel Parmentier, Jacques Lizène, Tony Cragg, Louise Bourgeois, Le Greco, Edouard Manet, Constantin Brancusi, Marcel Duchamp, Vladimir Tatline, Carl André, Jean Le Gac, André Cadere, Roman Opalka, Wladyslaw Streszminski, Robert Ryman, Lawrence Weiner, Gérard Gasiorowski, Katharina Fritsch, Jim Skull, Joseph Beuys, Allan Mac Collum, Barnett Newman, Buchal de la Collection Yoon Ja et Paul Devautour, Marcel Broodthaers, et Patrick Corillon.
Les 28 anartistes sont des artistes construits constituant le second musée imaginaire de l'agence Pneuma. A la différence des artistes réels formant le premier musée imaginaire, les anartistes du second musée imaginaire sont des personnages fictifs ayant par contre une production bien réelle. Ce sont les joueurs du jeu du labyrinthe qui leur prêtent vie.
Les joueurs du labyrinthe doivent se conformer aux 28 règles du jeu qui définissent l'activité spécifique de chacun des anartistes. On retrouve la liste des 28 notions explorées par les anartistes dans la règle n°9 :
"Les joueurs sont anonymes. Ils devront renoncer à leur identité civile au sein du jeu tant qu'ils auront le désir d'y participer et devront développer les 28 notions définies et attribuées par Biografictor28 à chacun des 28 anartistes."
Les 28 notions repérables dans la matrice (le cordon sans fin), programmées par Biografictor28 et explorées par les 28 anartistes (suite et fin de la règle n° 9)
"Alberto Fushni explorera la polysémie, Benoît Cordelier le segment, Ignolargo Sefes l'objet d'intrigue, Line Boucliez le déploiement narratif, Piero Netti la répétition, Virginie Kline le détournement, Don Carlos Finnes la courbe, le Cercle Paladion le primat de l’environnement discursif, Chet Arpius le changement d’échelle, Rita Podes la parodie, Momo Noriche la monochromie, Patti Iron la partition linguistique, Lucas Jenacaq la matérialisation d’un énoncé, Manon Doucetti la documentation, Elsa Gambes l’assemblage, Carmen Arrugas le pli, Amina Solisti l’assimilation, Gladys Glover l’efficacité visuelle, Irena Mimes le maniérisme, Sim et Diu Li la similitude, Bernard Lermite le chevauchement, Emil Norica la limitation, Piet Odinos la déposition, Rose Clepsus le processus, Maïté Ryse l’asymétrie, Lio Bequit l’oblique, El Efir la touche picturale en relief, Elia Serti la sérialité."
|
Noms des 28 anartistes |
Anagramme de |
28 notions explorées |
Titres des réalisations figurant dans la collection de la bande à Philostrate |
|
Alberto FUSHNI |
Henri Fabultos |
La polysémie |
Le cordon sans fin (segment x à y) |
|
Benoît CORDELIER |
|
Le segment |
Au fil du temps 1, 2, 3…et Ascèse 1,2,3… |
|
Ignolargo SEFES |
|
L’objet d’intrigue |
1-La revanche d’Athéna ou le dé-jugement de Pâris, 2- Le musicien gnostique 3- Les pommes 4- Le vannier gnostique 1 et 2, 5-Pots verts, peaux vertes, Peaux-rouges et peaux de vache |
|
Line BOUCLIEZ |
|
Le déploiement narratif |
1- Athéna jeune terrassant le dragon 2- Le songe de l’Indien 3- Le songe d’Athéna 4- Les plumes 5- Les champignon 6- La danse des Saccophores |
|
Piero NETTI |
répétition |
La répétition |
Le perroquet |
|
Virginie KLINE |
|
Le détournement |
Les objets insurgés. 1-Tous les 28 se ramassent à la pelle. 2-Les pièges à poussière,3-Les pièges à ovules, 4-Les prisons à ovules, 5-Les ovules enchaînés 6-Les paléophones du futur, 7-La publicité enchaînée |
|
Don CARLOS FINNES |
le cordon sans fin |
La courbe |
La peinture est un jeu d’enfant |
|
Le Cercle PALADION |
|
Primat de l’environnement discursif |
Peinture-cartel 1 et 2 |
|
Chet ARPIUS |
pasticheur |
Le changement d’échelle |
La cité des profanations |
|
Rita PODES |
parodiste |
La parodie |
1-Les perroquets, 2- Les grenouilles 3- Gladys Clover, 4- Enfilade |
|
Momo Noriche |
monochromie |
La monochromie |
Objets perdus et retrouvés |
|
Patti IRON |
partition |
La partition linguistique |
Enoncé n° 1, 2, 3… |
|
Lucas JENACAQ |
Jacques Lacan |
La matérialisation d’un énoncé |
1-Quatre mots en voyage 2- vingt-huit lettres en vadrouille 3- le nombre de lettres…. 4- Ces mots vont faire du chemin, 5- Trois mots portatifs, 6- sculpture nomade, 7- Ignore this sign |
|
Manon DOUCETTI |
documentation |
La documentation |
1-Le petit vert ou Le labyrinthe des hypothèses masquées mis à nu par ses anartistes, même… 2- pellicules 1,2,3… 3-générique 4- synoptique du labyrinthe 5- jeu de cartes 28 notions |
|
Elsa GAMBES |
assemblage |
L’assemblage |
1- Salade composée 1,2,3…
|
|
Carmen ARRUGAS |
|
Le pli |
La clôture : - deux séries de 7 pièces,- une série de 6 pièces,- trois pièces uniques |
|
Amina SOLISTI |
assimilation |
L’assimilation |
1- Méfiance 2- La banane |
|
Gladys Glover |
|
L’efficacité visuelle |
Une femme qui s’affiche |
|
Irena MIMES |
maniérisme |
Le maniérisme |
Lady love |
|
Sim et Diu LI |
similitude |
La similitude |
Carte-mère 1, 2, 3…
|
|
Bernard LERMITE |
René Breldarmit |
Le chevauchement |
1- Les galets 1, 2, 3, 4.... 2- Les œufs 1,2,3... |
|
Emil NORICA |
Emil CIORAN |
La limitation |
1- Je tourne en rond, merde, je tourne en rond, merde. 2- Icônes de détestation 1, 2,3… 3- Autoportrait |
|
Piet ODINOS |
Déposition |
La déposition |
1- Trophées 1, 2,3… 2- hrönir 1,2,3…. |
|
Rose CLEPSUS |
Le processus |
Le processus |
9 pénétrations |
|
Maïté RYSE |
Asymétrie |
L’asymétrie |
fourmidable |
|
Lio BEQUIT |
obliquité |
L’oblique |
1-La sauterelle, 2-La pluie, 3-Zorro est arrivé, 4- La tour penchée |
|
El EFIR |
Relief |
La touche picturale en relief |
1-Les douillettes, 2-Graines d’anartiste 1,2,3… |
|
Elia SERTI |
sérialité |
La sérialité |
1- Les monochromes de poche 2- Nidation interdite, 3- Portables silencieux |
La 'Pataphysique en lien avec la contrainte oulipienne du nombre 28 qui ne relève pas du caprice. Elle trouve sa raison d'être dans l'ouvrage d'Alfred Jarry intitulé Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien (1898). C’est dans ce livre qui marque la naissance de la ’Pataphysique que Biografictor28 a puisé sa référence au nombre 28 qui sera récurrent dans la formation et le développement du Labyrinthe des hypothèses masquées et qui en sera la contrainte oulipienne majeure. Dans l’ouvrage d’Alfred Jarry, René-Isidore Panmuphle, huissier près le tribunal civil de première instance du département de la Seine, séant à Paris, y demeurant, 37, rue Pavée, sera le personnage qui se rendra célèbre pour la saisie de la bibliothèque entière du Docteur Faustroll comprenant vingt-sept volumes dépareillés, tant brochés que reliés, et un vingt-huitième, sous forme de manuscrit, écrit par le docteur Faustroll lui-même. C’est dans ce manuscrit que le lecteur découvrira la définition de la ’Pataphysique ainsi que quelques exemples l’illustrant. D’autre part, le Collège de ’Pataphysique, pour maintenir vivante cette nouvelle discipline, publie depuis 1950 une revue dont le titre principal est Viridis Candela (chandelle verte), qui paraît en séries de 28 numéros. De surcroît, tous les 28 numéros, la revue change de titre et de présentation.