Les propos divergents et souvent contradictoires qui sont tenus sur les productions des 28 anartistes de cette fiction iconographique par les 28 théoristes des revues Postures et Riposte ont pour objectif de semer le trouble dans l'esprit du lecteur-regardeur, l'invitant ainsi à élaborer son propre récit.

7/14/2024

Lu dans la presse spécialisée

Lu dans la presse spécialisée

 « Imaginez une fiction iconographique qui serait le fruit des noces clandestines de quelques textes et œuvres d’art célèbres ! Imaginez une fable gnostique écrite par Borges, Cioran et Baudrillard réunis, rehaussée par la verve d’Alphonse Allais… et vous goûterez ce détonant cocktail dont le sujet est une conjuration d’envergure contre les notions d’auteur et de paternité artistique ! Réjouissons-nous : voici, enfin, une présentation, en gaulois moderne, de l’énigmatique collection de la bande à Philostrate ! » (Postures n° 2)

« Les rédacteurs des revues Postures et Riposte ont placé la barre un peu haut ! Pourquoi n’écrivent-ils pas tout simplement pour se faire comprendre ? » (Art Stress n°54)

« On a l’impression que tout est fait pour qu’on se perde rapidement à l’intérieur de ce Labyrinthe des hypothèses masquées ! C’est comme s’il n’y avait pas de sortie possible. On est d’emblée asphyxié par la complexité, la densité et l’abondance des références. » (Baz’art n°12)

« La présentation des œuvres est tellement réaliste qu’il nous serait possible, si nous étions naïfs, de croire à l’existence de la collection de la bande à Philostrate. » (Fals’art n° 18) 

« La mayonnaise ne prendra jamais : vouloir mélanger la littérature et les arts plastiques est une entreprise historiquement vouée à l’échec ! Les gens préfèreront toujours les images à la lecture ! » (Hibernation n°7)

« Les phrases sont beaucoup trop longues et, après la lecture de seulement quelques lignes présentant un prétentieux cadre épistémologique, j’ai été pris d’une épouvantable migraine!» (l’Immonde n° 28)

 « Un critique d’art français dont j’aimerais oublier le nom, Henri Fabultos, demanda aux membres de la bande à Philostrate, au terme de l’une de leurs conférences estivales, avec une jalousie difficilement retenue, s’ils ne craignaient pas, à se délecter, comme ils le faisaient, de l’usage abusif des adverbes et des adjectifs, de commettre l’impardonnable péché de préciosité qui, à terme, les condamnait, selon lui, à une affectation passée de mode. Le grief que ce blaireau faisait au maniérisme de ces Princes de l’Artifice était soi-disant de rendre l’artiste trop conscient, trop pénétré de sa supériorité sur son instrument, et qu’à force d’en jouer et de le manier avec virtuosité, il dépossédait le langage plastique de tout mystère et de toute vigueur. La vérité, c’est que, pour ce plumitif d’Art Stress, rien n’était plus agaçant que d’entendre certains individus s’exprimer avec grâce et soigner tous leurs effets. » (Postures n° 3)

« Je crois que c’est Clément Greenberg qui a raison : Il faut simplifier et débarrasser la peinture de toute référence à un quelconque récit ! » (Somnifère n° 33)

« Prétendre que le blog devient le lieu privilégié de l’exposition, sous prétexte que nous sommes à l’ère du numérique, est un énorme déni de réalité, tant le nombre de galeries, de centres d’art, de foires et de musées  ne cesse de croître. » (La Rétine n° 9)

« De la même manière que nul n’est en mesure de savoir si la célèbre Galerie de tableaux de Philostrate exista jadis en dehors de l’imagination du rhéteur, nul n’est davantage en mesure de savoir aujourd’hui si les objets et les articles ayant donné naissance au labyrinthe des hypothèses masquées existent en dehors de l’imagination des membres de l’agence Pneuma, ni même si les membres de l’agence Pneuma existent en dehors de l’imagination de la bande à Philostrate, ni même si la collection de la bande à Philostrate n’est pas un pur produit de l’imagination de Cécilia Tomplar, la traductrice et présentatrice de ces chroniques, ni même, d’ailleurs, si celle-ci n’est pas une tardive réincarnation du célèbre Philostrate. » (La boussole n° 28)

« Lorsque vous les croiserez sur votre chemin, évitez, autant que possible, de vous laisser contaminer par l’usage détestable que les membres de la bande à Philostrate font aujourd’hui de ces catégories si suspectes que sont le Caprice, l’Ironie ou l’Idiotie ! Cela sera, me semble-t-il, la seule manière pour vous de tester votre seuil de résistance au babil des classes dangereuses, élites verbeuses et rusées auxquelles les membres de la bande à Philostrate emprunteront astucieusement la phraséologie discriminante, ainsi qu’un certain nombre de tics sémantiques au goût du jour. Aussi, toutes les fois où vous vous surprendrez à être séduit par quelque formulation plus ou moins charmante se pavanant, ici ou là, au détour de l’une de ces phrases racoleuses qui constituent les prémisses inquiétantes de leur botte secrète, réagissez sur le champ en suspectant prioritairement votre émotivité, apprenez à vous défier tout de go de ce qui vous tient lieu de cerveau et n’hésitez pas, dès lors, à le suspecter de quelque relâchement coupable, de quelque défaillance neurologique ou, perversion ultime, d’un trop complaisant plaisir à se laisser envoûter par la puissance d’évocation des mots. La plupart du temps, vous aurez la juste et douloureuse sensation que le gnosticisme dont ils se plaisent à revêtir la tenue de combat n’est qu’un subtil habillage idéologique au service d’intérêts bien peu spirituels. Peut-être même, alors, votre ange gardien ira-t-il jusqu’à vous murmurer de ne jamais baisser la garde, de ne jamais perdre de vue votre judicieuse perplexité, sous peine de sombrer, tôt ou tard, dans une épilepsie de malentendus. » (Riposte n° 4)

« Un constat s’impose : la production de la plupart des artistes que nous connaissons  nous parvient grâce à la documentation qui nous est présentée sur internet. Il se pourrait donc, bien que personne ne l'ait jamais vu, que le cabinet de curiosités de la bande à Philostrate existe réellement ! » (Le POC : Le Pif, l'Oneille et le Crachoir n° 4)