Graines d'anartiste, mais bio!
EL EFIR
Notion explorée : La touche picturale en relief
Le cordon sans fin est assimilable à une succession de touches picturales en relief posées sur le sol.
Titre : Graines d’anartiste, mais bio !
La matérialité de la touche picturale par Tim Sisgonec (revue Postures n°41)
« Malvoyant de naissance, El Efir peut s’enorgueillir d’avoir su bâtir un solide projet à partir de ce que l’opinion considère généralement comme un lourd handicap. Soucieux de lui permettre de développer sa grande sensibilité au toucher, ses parents l’encouragèrent très tôt à jouer avec la matière. Plus tard, ils lui firent découvrir l’apport majeur des peintres analytiques dont l’intention n’était plus de représenter le réel par l’artifice illusionniste d’une figuration sans relief, mais plutôt de présenter la matérialité de la peinture, en insistant sur ses procédures d’application. L’épaisseur de la chair et le grain de la peau d’un tableau furent, pour lui, de manière providentielle, un objet d’étude sans fin. De la même manière que les spécialistes parlent de la touche Seurat, de la touche Van Gogh ou de la touche Ryman, ils utilisent dorénavant les expressions la touche maïs, la touche pois chiche, la touche haricot, la touche noisette ou la touche lentille pour désigner la taille et la forme des différentes empreintes picturales utilisées par El Efir pour la réalisation de ses très appétissantes peintures.»
Un peintre sans vergogne ! Par Mia Sotine (revue Riposte n°42)
« Invariablement constitués d’un ou plusieurs aliments (noix, pois chiches, lentilles, graines de haricots ou de maïs), les tableaux d’El Efir contredisent, hélas, nos belles valeurs chrétiennes. Ce gosse de riche n’a jamais connu de privations. De surcroît, nous savons, de source sûre, qu’il est grassement financé par un certain lobby pour promouvoir le bio. Lui qui, adulte, persiste à se gaver de corn-flakes et de noix de cajou, fait montre d’une indifférence éhontée envers tous les enfants qui meurent de faim dans le monde. De toute évidence, la peau de ces petits malheureux a beaucoup moins d’importance que celle de ses peintures dont le prix atteint des sommets hallucinants ! »





