Gladys GLOVER
Notion explorée : L’efficacité visuelle
Le cordon sans fin se déploie dans sa plus grande dimension possible au sein de l'espace d'exposition, recherchant ainsi l'efficacité visuelle maximale.
Titre : Gladys Glover, une femme qui s’affiche
La signature au zénith par Riton Croce (revue Postures n°52)
« On peut considérer que le projet pictural de Gladys Glover supposait une prise de risque intellectuelle bien trop grande pour l’époque où il vit le jour. L’ambition de l’Américaine, pour narcissique qu’elle puisse paraître à certains, fut condensée dans cette décision de ne faire œuvre que de son prénom et de son nom. En les érigeant tous deux en motif unique de sa composition, elle réduisit le sujet du tableau à sa seule signature considérablement agrandie, au point d’occuper tout l’espace de la toile. Avec une audace inégalée, elle osa désencombrer la peinture de toutes ses décorations parasites. Aux yeux du monde ébahi, et de manière totalement décomplexée, elle montra de façon magistrale que la seule chose estimable dans un tableau, et donc digne d’être appréciée, était sa signature. »
Un narcissisme exacerbé par Pierre Nosentat (revue Riposte n°53)
«Dans une période (les années 50) où prévalait la belle subjectivité de l’expressionnisme abstrait, les Critiques d’art rivalisaient de superlatifs devant la trace énergique des coups de pinceau. Gladys Glover eut la mauvaise idée de prendre l’exact contrepied de cette tendance exubérante en se faisant donneuse d’ordres et en déléguant à des artisans-lettristes le soin de peindre sans fioritures son patronyme, ce qui d’emblée éliminait toute marque subjective de la facture. C’est son narcissisme exacerbé qui lui fit présumer à tort une possible autopromotion. Or, une œuvre n’a jamais franchi les portes du musée sans les efforts conjugués des opérateurs les plus influents. L’ignorance de ces réalités fut la raison de l’échec bien prévisible de Gladys Glover. »


