Les propos divergents et souvent contradictoires qui sont tenus sur les productions des 28 anartistes de cette fiction iconographique par les 28 théoristes des revues Postures et Riposte ont pour objectif de semer le trouble dans l'esprit du lecteur-regardeur, l'invitant ainsi à élaborer son propre récit.

7/24/2024

Rita Podes selon Postures et Riposte







                                              7 champignons, d'après une oeuvre éponyme de Line Boucliez

Rita PODES

Notion explorée : La parodie

Le cordon sans fin est une parodie synthétique de 28 arguments empruntés à certains artistes  emblématiques de l'art moderne et contemporain.

Titre : Les champignons

 

Apologie du risible par Pier Mesim (revue Postures n°4)

« Quiconque fait un inventaire des peintures retenues par l’ensemble des opérateurs ayant contribué à écrire l’histoire de l’art peut mesurer à quel point le risible occupe une place insignifiante par rapport au sérieux. Forte de ce constat, et afin de dérider nos zygomatiques, Rita Podes a eu l’idée rafraîchissante de miser sur la légèreté parodique. Assurément, elle y est parvenue. »

Les marécages de la citation par Fleur Pires (revue Riposte n°5)

« Si l’usage de la citation qui est au principe de la conception et de la réalisation des peintures de Rita Podes a indéniablement ouvert quelques facilités nouvelles à l’ironie, à la rhétorique de l’appropriation ou encore à celle du détournement, elle a aussi retiré toute espèce de crédit à la notion de premier degré, ainsi qu’aux fantasmes de l’originalité. De surcroît, même sur le mode burlesque de la surenchère fumiste, l’œuvre parodique de Rita Podes n’échappe pas au risque d’enlisement dans les simagrées du compromis mimétique à partir duquel pourrait bien vite se dissoudre sa vocation prétendument critique. Une chose est certaine : parmi toutes les productions émergentes qui cherchent habilement à s’auto-légitimer en s’appuyant sur d’augustes références, c’est celle de l’Andalouse qui illustre le mieux cette tendance contemporaine à l’enlisement dans les marécages par trop discriminants du clin d’œil cultivé. »