Les propos divergents et souvent contradictoires qui sont tenus sur les productions des 28 anartistes de cette fiction iconographique par les 28 théoristes des revues Postures et Riposte ont pour objectif de semer le trouble dans l'esprit du lecteur-regardeur, l'invitant ainsi à élaborer son propre récit.

7/23/2024

Rose Clepsus selon Postures et Riposte

                                                            9 pénétrations, Rose Clepsus (vue d'ensemble) 

                                         1- La punaise en plastique rouge pénètre dans le pic à brochette

                               2- Le pic à brochette pénètre dans la cordelette blanche en polypropylène
                         3- La cordelette blanche en polypropylène pénètre dans les petits pitons en acier

                                    4- Les petits pitons en acier pénètrent dans le manche à balai en bois 
                                             5- Le manche à balai en bois pénètre dans la chaîne en métal

                                            6- La chaîne en métal pénètre dans le morceau de toile en lin
 
                                          7- Le morceau de toile en lin pénètre dans un gros piton en acier

                                    8- Le gros piton en acier pénètre dans un manche de pioche en bois 
                            9- Le manche de pioche en bois pénètre dans un anneau blanc en bois peint

 

Rose CLEPSUS

Notion explorée : Le processus

 Le cordon sans fin est un processus qui fut initié par Alberto Fushni, mais il a vocation à se poursuivre dans le temps et à être décliné par d'autres anartistes. 

Titre : 9 pénétrations

 

Trois héritages essentiels par Line Fontic (revue Postures n°9)

« Figure de proue de cette activité combinatoire mal définie que les experts du flou artistique rangent sous l’étiquette plutôt vague de bricolage, Rose Clepsus troqua assez vite le traditionnel atelier du peintre pour un immense entrepôt dans lequel elle entassa toutes sortes d’objets récupérés dans les poubelles, divers machins et bidules en attente d’une heureuse association d’idées. Chacune de ses réalisations est le fruit d’un processus de pénétrations successives. Trois héritages essentiels y sont inextricablement mêlés : celui de la tradition duchampienne de l’objet déjà-fait, celui de la sculpture construite et celui de l’arte povera qui utilise des éléments à l’état brut, non embellis. » 

 

Des productions obsessionnelles par Serena Petronit (revue Riposte n°10)

« Affectée par la charge de moquerie que comportait son patronyme, Anne Tripote l’abandonna pour le remplacer par le pseudonyme plus fleuri de Rose Clepsus. Malheureusement, son nom d’emprunt ne parvint pas à lui faire oublier qu’Anne Tripote était une anagramme de pénétration et qu’elle avait, durant quelques années, pratiqué sans vergogne le plus vieux métier du monde. Il m’est donc difficile de ne pas considérer ses productions obsessionnelles comme des illustrations complaisantes d’une pratique dont elle ne s’est en réalité jamais départie. Si, comme le disait Da Vinci, tout artiste ne fait finalement que se peindre, avec les autoportraits de Rose Clepsus, on atteint, hélas, des sommets de vulgarité ! »