Bernard LERMITE
Notion explorée : Le chevauchement
Lorsque l'on regarde la matrice du jeu, c'est à dire le cordon sans fin (segment x à y), on s'aperçoit que les objets blancs en polyéthylène se chevauchent de façon continue.
Titre :
Réminiscences
Une filiation uniste par Nita Sisteroli (revue Postures n°21)
« Il est des vies au destin peu commun. Implacablement abandonné, en plein été, sur une plage de galets par son inconséquente pondeuse de mère, Bernard Lermite ne savait pas encore qu’il était né sous une bonne étoile. C’est sous un soleil de plomb qu’un groupe d’enfants en liesse le découvrit, tout sourire, posé au centre d’une serviette de bain dont les motifs représentaient des coquillages et des étoiles de mer. Par quelle étrange alchimie parvint-il, à l’âge adulte, à nous séduire par ses natures mortes empreintes de sérénité? Une bonne partie de la réponse réside sans doute dans la décision de faire sienne la règle de composition privilégiée par le courant uniste, en l’occurrence, celle qui préconise l’absence de tensions directionnelles dans une peinture. »
Des motifs testiculaires ! Par Leila Valmenc (revue Riposte n°22)
« Ceux qui nous proposent d’aborder les compositions soporifiques de Bernard Lermite sous l’angle de la sérénité, au seul motif qu’elles auraient pour qualité première d’éviter les tensions directionnelles et les contrastes colorés, sont les adeptes d’un art éculé à tonalité pseudo spirituelle. En réalité, leur but, à seule visée commerciale, est d’inviter les admirateurs potentiels de leur protégé à réhabiliter le genre passéiste de la nature morte. La thèse a fait florès mais elle est désormais usée jusqu’à la corde : c’est celle d’une relation béatifique à l’œuvre prônant le retour au fameux charme intemporel d’un objet qui ne se rattacherait à aucune époque, à aucun contexte, à aucune pensée. Après avoir passé d’interminables secondes face aux motifs testiculaires de Bernard Lermite, la testostérone me monte à la narine et l’envie me prend soudain de sortir dans la rue et, au hasard, de gifler le premier venu. »








